Habitant au bout du monde, je fais maintenant la route, de temps à autre pour aller me confronter à un poisson passionnant, l’aspe, sur une rivière magnifique, la Loire.

 

Ce qui est vraiment sympa dans la pêche de l’aspe, c’est que contrairement à beaucoup de nos carnassiers de rivières, il faut pêcher vite, et souvent très près de la surface. En cela sa pêche me rappelle, celle des carangues hippos sur les hauts fonds de l’archipel des Bijagos, ou celle des GT sur le plateau de sister aux Andmans. La bouche de l’aspe, orientée vers le haut est faite pour aller chercher les proies vers le dessus

 

 

 

 

 

 

Ce qui est passionnant et parfois déroutant, c’est également qu’il peut se trouver un peu partout sur la rivière, parfois occupant un poste à truite, parfois sur les radiers, parfois dans les courants les plus puissants de la Loire. Une observation attentive de la rivière permet de repérer les quelques endroits stratégiques à surtout ne pas rater.

 

 

 

 

 

 

C’est un poisson qui aime autant les lipless minnows que les jerkbaits peu plongeant, ramenés la plupart du temps, le plus vite possible, à la limite de décrochage du leurre

 

 

 

 

 

 

Malgré une vitesse de récupération hyper rapide, il n’est pas rare de voir les aspes littéralement coffrer les leurres

 

 

 

 

 

 

Lorsque vous êtes en pleine nature, sans bruit, à l’écoute, il peut vous arriver d’entendre des bruits de gobages monstrueux, c’est juste un aspe qui est venu gober en surface un petit poisson. La première fois ça surprend.

 

 

 

Concentré sur la nage de votre leurre, pour le faire passer au bon endroit et à la bonne vitesse, on a parfois la chance de voir arriver un obus derrière, un V qui se rapproche jusqu’à l’impact. Et là c’est l’explosion, pas juste un gobage comme un bar, non non, un splash avec des éclaboussures, la canne qui plie, il est temps de ferrer.

 

 

 

Après un combat, tout en vitesse, le poisson arrive à l’épuisette, on fait une photo le plus rapidement possible, l’aspe étant à priori assez fragile, on le pose où on peut, et clic dans la boite.

 

 

 

 

 

 

 

 

Et on le remet délicatement à l’eau, en espérant croiser sa route une autre fois.

 

 

 

 

 

 

L’aspe est une chance pour les pêcheurs de carnassiers, un poisson qui mérite que l’on fasse quelques kilomètres, l’une des difficultés de sa pêche est son caractère lunatique. Par contre c’est une belle école pour apprendre à lire les rivières. Hormis sur les grands radiers, ils sont rarement piqués par hasard à tel ou tel endroit. Je retournerai le pêcher avec plaisir, sur cette superbe rivière sauvage qu’est la Loire

 

 

 

Kenavo