Salut à tous,
 
L'hiver est bien arrivé en Alsace et ce matin la neige recouvre les berges du plan d'eau de Plobsheim !
C'est l'occasion de se remémorer les moments les plus forts de la saison et l'un d'eux me vient forcément très vite en tête. C'est le souvenir d'un coup du soir improvisé en juillet avec trois de mes clients et amis. Le genre de scenario où Régis m'appelle un soir en me demandant s'il y a la possibilité de programmer quelques heures de pêche le lendemain sur le plan d'eau, juste avant la nuit ! Ca tombe bien car j'ai un guidage prévu pas loin et qui devrait finir vers 17H, c'est donc d'accord, nous y irons.
 
L'heure sonne le lendemain, on se retrouve sur la mise à l'eau. Mes compères Julien, Régis et son filston Lucas sont chauds comme la braise et c'est tant mieux car il va falloir être motivés! La météo s'annonce catastrophique pour la soirée, les orages ne sont pas loin et on risque donc de ne pas pêcher très longtemps. Qu'importe, les cannes sont chargées et tant qu'aucun risque ne se présente à l'horizon, nous ferons place à la pêche !
L'idée pour ce soir, c'est de ne pas aller trop loin car il est clair que les orages arriveront rapidement. Je décide donc de les conduire sur une cassure que nous avons déjà pêché ensemble et que je sais propice à cette saison. Les cannes bassforce 2 sont montées et prêtes à pêcher. Pour le moment, le vent est faible et la luminosité est en baisse avec les premières averses qui pointent leur nez. On axe donc la pêche sur des leurres moyens (12/15cm) et peu plombés. Dès les premiers lancés, deux touches sont enregistrées mais sans suite. Puis rapidement, après 10 ou 15 minutes de pêche en linéaire, le vent se lève et les vagues montent. S'il y a un moment à ne pas rater, c'est celui là d'autant que le massif vosgien que l'on voyait encore parfaitement  à l'horizon il y a 2 minutes vient de disparaitre sous des nuages d'un noir intense. Il est temps d'alourdir notre pêche ! Régis et Lucas restent sur des shad de 15/16cm montés sur des TP plus lourdes (15/20g) et je propose à Julien de passer sur un gros swimbait très coloré de plus de 120g qu'il pourra idéalement propulser et manier avec la HR bassforce 75/150g.
Dans l'instant, Lucas ferre un premier brochet, c'est vraiment très gros et les coups de tête ont une amplitude impressionnante ! Il a l'habitude de venir pêcher sur mon bateau et gère parfaitement le poisson mais avec les vagues de plus de 60cm et le vent violent la tâche est compliquée et malheureusement le brochet se décroche sans que l'on puisse le voir. Dommage mais on ne doit pas s'arrêter là ! Julien lance à son tour et en fin de ramené, alors qu'il n'a plus que 2 ou 3 mètres de bannières hors de la canne, prend une touche de l'espace ! Le ferrage est parfait, canne calée sous l'aisselle et le combat est d'une puissance terrible. La canne est cintrée en deux, le poisson rush sous le bateau et profite des 6 mètres de fond pour s'en donner à cœur joie. Je vois au visage de Julien et surtout à ses cris de joie, qu'il prend un pied phénoménal. Mais on a déjà perdu un beau poisson il y a quelques minutes et il ne faudrait pas réitérer l'échec. Il arrive donc à se reconcentrer, chose indispensable lorsque l'on combat de vrais gros brochets et conduit le brochet parfaitement jusqu'à mon épuisette. Il est dedans, énormes cris de joie, c'est très gros ! 1m10 tout pile, c'est son nouveau record.
 
 
Après une remise à l'eau dans les règles, on reprend la pêche. Il ne nous reste plus que quelques minutes d'action car les averses orageuses ne sont plus qu'à quelques kilomètres et il va falloir plier bagages. Régis lance encore une fois et gratte le fond avec un shad foncé qui se fait rapidement intercepter par un poisson très lourd. Le combat est tout aussi génial que le précédent et le poisson met nos nerfs à rude épreuve. Il est dans l'épuisette, nouveau brochet métré à bord !
 
Il faut vite relâcher le poisson et rentrer à la mise à l'eau. Une pluie apocalyptique frôle les berges du plan d'eau et nous avons à peine le temps d'arriver au ponton que le déluge commence !
A peine une heure de pêche mais un souvenir impérissable. Vivement l'été prochain et les futurs orages !
 
A bientôt au bord de l'eau,
 
Mathieu ROMAIN