L’été en ce qui me concerne, je suis souvent allé tremper du fil en Méditerranée. Au fil des années, j’ai pris plaisir à pêcher spécifiquement la rascasse brune Scorpaena porcus. Ce poisson pourrait être confondu avec le chapon, mais la rascasse brune ne possède pas de lambeaux cutanés sous la mâchoire. De plus, la queue de la rascasse brune possède trois bandes brunes verticales plutôt marquées. Autre signe complémentaire d’identification : elle possède une tache noire située au milieu de la première nageoire dorsale. Vous pouvez remarquer tous ces critères d’identification sur la photo ci-dessous.

Considéré comme un poisson nocturne, j’ai pu constater que l’on pouvait prendre des rascasses brunes quelle que soit l’heure du jour et de la nuit. En journée, il faut rechercher prioritairement les endroits sombres des tombants caillouteux. C’est là qu’elles se cachent. Elles sont rarement sorties de leur trou et je ne saurais dire si la nuit elles sortent plus facilement pour se positionner devant l’entrée de leur cachette.

A plusieurs reprises, en tentant le poulpe à la turlutte en snorkeling, je me suis fait attaquer la turlutte avec une rapidité et une violence rares. La rascasse surgit en un éclair, gobe la turlutte et repart aussi rapidement au fond de son trou. C’est donc fort de cette expérience, que je me suis mis à rechercher les rascasses brunes plus spécifiquement en pleine journée.

Côté leurre, j’ai remarqué que les petits shads en coloris flashy ou blanc, en 2 ou 3 pouces, étaient ceux qui marchaient le mieux en pleine journée. En effet, il faut produire des vibrations importantes pour faire sortir ces dames ! La nuit, j’en ai pris très régulièrement avec des fin’s très odoriférants.

Je ne saurais trop vous conseiller de vous munir d’une pince pour décrocher ce joli poisson, mais également d’éviter de les prendre à pleine main. En effet, les piquants de ces poissons sont annoncés comme étant venimeux.

 

A bientôt!

 

Jacques