La Loire est un fleuve qui m’a toujours attiré. Elle a un esthétisme que je n’ai pas trouvé ailleurs. Certains secteurs ont conservé un caractère sauvage et la richesse de la faune et de la flore qui la borde fait le bonheur des naturalistes amateurs que sont souvent les pêcheurs. Je ne vous parle pas non plus des nombreux châteaux qui ont fait la renommée de sa vallée, il parait même qu’on y boit de bons vins ... Bref, j’adore être au bord de la Loire.

Cette année, nous avons décidé de poser nos valises pour une semaine de vacances en famille dans le département du Loir-et-Cher, non loin du célèbre château de Chambord.

Le hasard faisant bien les choses, notre location ne se trouve qu’à quelques kilomètres de la maison d’Eric membre du team Hearty Rise. L’occasion de nous revoir est trop belle. Nous décidons donc de bloquer une matinée pour une partie de pêche en bateau sur le fleuve.

Les mises à l’eau sont très rares sur la Loire. Celle que nous utilisons a été aménagée  par Eric et ses amis avec l’accord de la municipalité. Je suis impressionné par l’ampleur du travail que cela a dû représenter.

La navigation commence, Eric connait parfaitement les veines d’eau qu’il faut emprunter pour ne pas talonner et y laisser son embase. Je jette un œil stressé sur le sondeur qui indique une profondeur à peine supérieure à un mètre. Eric tente de me rassurer « t’inquiète, ça passe ! ».

Nous arrivons sur la première zone profonde que nous choisissons de peigner au shad à la recherche des silures. Le bateau dérive doucement, nos leurres ramenés en linéaire un mètre sous la surface battent du terrain. La première touche est sanctionnée par un ferrage énergique d’Eric. La courbure de la Tuna nous montre que nous n’avons pas affaire à un monstre. Qu’importe, c’est un premier poisson qui nous fait bien plaisir.

Il est temps de nous rendre sur un second poste constitué par une petite cassure en travers du courant. Eric m’explique que les poissons se calent derrière et saisissent les proies qui leur passent au-dessus de la tête. Dès le premier lancer, le seashad d’Eric est intercepté. Une fois de plus c’est un poisson qui ne semble pas très gros et mon camarade me propose de mener le combat. C’est vraiment sympa car je n’ai pas l’occasion de me mesurer à ces poissons en Normandie. Je mets ma fierté de côté et accepte volontiers l’offre de mon guide.

Je toucherai sur un troisième poste un petit poisson qui se décrochera au bateau. L’honneur est sauf, j’ai réussi à déclencher une attaque ;-)

Le temps passe trop vite, plus qu’une heure de pêche. Les silures n’étant plus actifs, nous surveillons la surface de l’eau et tout signe qui pourrait trahir la présence d’aspes bien représentés dans le secteur. Rien pour le moment. Eric se dirige alors vers un de ses spots à perches. Trois poissons plus tard, je décide de m’y mettre aussi et Eric me prête le leurre gagnant. Nous sortirons une dizaine de poissons en très peu de temps. Après deux décroches l’activité s’est brutalement arrêté.

Juste avant de sortir je parviendrais à faire suivre un aspe sur un micro jig . Le poisson refuse d’attaquer. Fin de pêche il est temps de regagner nos pénates.

Je remercie vivement Eric pour ce super moment passé en sa compagnie, il maîtrise son fleuve et la pêche des poissons qui y vivent. J’espère être aussi efficace quand il viendra me rendre visite sur la côte de nacre pour taquiner les bars.