Des crues pas forcément productives! Voilà comme je pourrai résumer cette saison sandre 2019-2020...

Le premier coup d'eau de la saison a été l'occasion pour moi de renouer avec la Bassforce Elite 15-45gm. Largement puissante pour contrôler les dérives dans les fonds accidentés, battus par les courants. Elle permet aussi de  faire face aux invités surprises qui viennent souvent vous rappeler qu’ils ont plus d’autorité que votre matériel. Je ne l'ai donc pas quittée de l'hiver.

Le premier coup d’eaua effectivement regroupé des poissons, dont des silures qui prenaient le pas sur l’activité des sandres. A défaut de trouver l’espèce recherchée, cela permet de roder les ferrages reflexes et de travailler la manœuvre de gros poissons dans le courant. Toujours utile quand on finit par tomber sur un gros sandre.

Etonnamment, je n’ai pas réussi à trouver les sandres sur le début de montée d’eau et ce n’est qu’une fois les niveaux stabilisés que j’ai réussi à tomber en face de périodes d’activité. Les deux premiers jolis ont donc signé le lancement de la saison.

 

 

 

S’en suivit une période de niveaux moyens à bas correspondant au plus au module annuel d’écoulement du fleuve… ce n’est pas les conditions que je préfère, car les sandres à ces niveaux peuvent être un peu partout, et surtout marquer des périodes d’activité restreintes aux extrémités du jour. En pêchant du bord, les solutions sont limitées, et je préfère privilégier les bons créneaux pour augmenter les chances de croiser un joli poisson. Les sandres sont très mobiles et si l’on arrive à trouver un de leurs itinéraires de déplacement pour se mettre à table, il y a de forte chance de les croiser plusieurs jours de suite si les conditions restent semblables. J’ai donc misé sur cette stratégie en me positionnant sur des zones de passage repérée l’an dernier dans des conditions semblables. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de finasser… pêcher sur lesté et rapidement permet généralement d’être plus efficace.  Cette technique me rapportera plusieurs jolis poissons à la limite de l’heure légale.

 

Le cours de l’hiver a été très doux, et marqué par des précipitations importantes et durables, installant dans la durée des  niveaux tendus pendant lesquels les poissons n’ont guère le choix sur les zones propices pour se mettre à l’abri.  Parallèlement la pression de pêche est fortement soutenue car les pêcheurs se regroupent aussi pour profiter de la concentration des poissons. Cette année je me suis cassé les dents de nombreuses fois à enchainer des capots alors que les conditions semblaient idéales. Le fait de la pression de pêche et de la grande sollicitation des poissons me semble avoir joué un rôle important dans le faible nombre de captures au regard du temps passé au bord de l’eau. Pourtant les sandres étaient là, preuve en est des nombreuses tapes du bout du nez que j’ai pu essuyer sans pouvoir en piquer un… ou décapotter in extremis!

 

De mon impression, la vitesse de descente du leurre et l’intensité des vibrations sont les paramètres les plus importants pour déclencher le réflexe d’agressivité des sandres. Je suis donc progressivement descendu en grammage jusqu’à des pêches très planantes pour finir par provoquer des touches très franches et mettre dans la carte mémoire de très jolis poissons.

 

 

Cette saison ne s’est au final pas forcément exprimée sur les crues me concernant. J’ai plus pris de poissons sur des niveaux moyens à légèrement tendus en privilégiant de petits postes marqués, comme un tombant léchée d’un remous nourricier ou les flancs de plateaux occupés par des herbiers qui m’ont certainement donné le plus de succès. Une pèche quasi chirurgicale comme une pêche au toc en rasant la structure à ses différentes profondeurs avec des leurres très peu lestés bien portants sur l’eau.  La discrétion de la présentation donc, plutôt que des actions agressives qui ne m’ont franchement pas réussit en crue cet hiver !

 

A bientôt

Arnaud