En ce mois de juin, la sortie mer prévue va devoir être annulée. La météo est exécrable, le coup de vent annoncé est bien là accompagné d’une grosse pluie. La mer est impraticable. Alors que faire ? Ni une ni deux, j’attrape la canne toute prête, je prends les waders, le ciré, une boite de cuillères à truites et me voilà parti sur les hauts d’une rivière.

Cette rivière, je la pratique souvent en début de saison, on y trouve de beaux poissons pour la région. J’arrive sur zone. La rivière est déjà un peu colorée, ça me plait bien et je vais pouvoir la pêcher amont. Je descends de 200m et me laisse glisser dans l’eau. On va voir si les truites sont de sortie.

 

 

Premier lancer, la cuillère a à peine parcouru 20 cm quand… Piqué ! Coup de bol ? Je prends mon premier poisson en moins d’une minute ! Ce n’est pas un monstre mais il est maillé. Rapide photo en protégeant un peu le téléphone, car il pleut à verse. Je relance, en décalant mon point d’impact de l’autre côté de la rivière, en limite d’accélération du courant. Rebelote, j’ai à peine le temps de sentir la tension sur la ligne que c’est de nouveau la touche. Bon il semblerait que les truites soient actives. Je me prends au jeu, et repére, au milieu de la rivière, un micro-poste qui pourrait encore en héberger une. Le poste est de taille ridicule, il doit faire 30 cm de côté. Je pêche à moins de 6 m devant moi. Le premier lancé est le bon, la cuillère arrive dans la zone espérée. A peine elle entre dans la zone de strike que je suis encore pendu ! Waouh, c’est impressionnant. 5 minutes de pêche, 3 poissons maillés!!

 

 

Je vais passer une bonne heure à remonter les 200 m de rivière. Chaque poste, grand ou petit sera occupé. Je toucherai une cinquantaine de poissons. C’est hallucinant. Je ne m’imaginais pas la rivière aussi poissonneuse.

 

 

J’avoue ne pas avoir cherché à tester quoi que ce soit à ce moment-là. J’ai profité de l’instant présent, c’est si rare dans nos contrées de toucher autant de poissons en si peu de temps. Certes aucun poisson trophée pour couronner cette heure mémorable, mais quel pied ! Bien évidement toutes ces jolies dames farios ont regagné leur élément.

 

 

En arrivant à la voiture, j’ai décidé d’en profiter pour monter tester une partie de rivière que je ne connaissais pas. L’eau y était presque claire, du moins pas colorée du tout. L’activité y était faible. Du moins c’est ce que je me suis dit, étant donné le peu de touches. Est-ce dû au fait que cette partie de rivière est moins poissonneuse, ou bien est-ce la coloration de l’eau qui ne n’avait pas décidé les truites à s’alimenter ? Je n’aurais pas la réponse cette fois.

Je suis donc redescendu pêcher le bas de la rivière pour voir si j’arrivais à toucher un vrai beau poisson. Cette partie de la rivière possédant quelques jolis trous pouvait héberger de beaux sujets. Et bien, en bas, la rivière était limite en crue, elle était café au lait, les eaux très chargées, les postes n’étaient plus marqués tellement le niveau était haut.

 

 

En fait, j’ai été chanceux de pêcher cette zone, j’étais au bon endroit au bon moment.

La nouvelle saison approche à grands pas. Nous sommes mi-février, les niveaux d’eau sont hauts depuis le début de l’année. Les eaux froides car nous avons même eu de la neige en Finistère sud. Que faudra-t-il pêcher pour l’ouverture ? L’amont, les parties médianes ou l’aval de rivières ?  Ce qui est sûr c’est que si l’épidémie de Covid nous le permet, dans un mois nous aurons retrouvé les berges de nos rivières favorites pour le plus grand bonheur de tous.