La saison en mer ayant commencé sur les chapeaux de roues, j’ai laissé la pêche en eau douce de côté depuis l’ouverture début mai. Un weekend en famille chez mon ami Yannick est l’occasion de sortir les cannes casting des fourreaux et de dépoussiérer les leurres remisés dans leur boîte depuis trop longtemps.

Avant le weekend, nous élaborons notre stratégie de pêche par téléphone. Les températures élevées depuis une semaine ont amené les brèmes à se regrouper, la fraie est proche et les silures, bien représentés sur le secteur choisi, ne devraient pas être très loin. Nous décidons de cibler cette espèce.

Les silures de la zone ne sont pas très gros en général, c’est l’occasion de remettre en service ma Bassforce série Bc en 40/120g. Si par chance je touche un beau poisson, je finirais bien par en venir à bout. C’est l’avantage de pêcher en barque.

Le temps est très brumeux au petit matin. La veille, les orages ont été nombreux et les précipitations conséquentes. L’effet a été immédiat, l’eau de la rivière s’est teintée et sa température a chuté de deux degrés, ce n’est pas de bonne augure pour l’appétit des silures…

Aucun signe d’activité à la surface de l’eau, nous passons en revue un grand nombre de leurres, rien n’y fait. Le carassin que Yannick a positionné à l’arrière de la barque ne montre aucun signe de stress.

Alors que je ramène un shad de 15 cm juste au dessus du fond, je ressens le mouvement caractéristique d’un silure qui se dérobe sous mon leurre. Je relance au même endroit. Le leurre atteint le fond et je débute la récupération au moulinet canne basse, je me tiens prêt à envoyer un gros ferrage. Après quelques mètres de récupération, une touche sèche est sanctionnée instantanément par un swing de coup droit bien appuyé. Le poisson est bien ferré et je suis très surpris de voir ma tresse immédiatement monter vers la surface façon black bass. Un joli remous à trente mettre du bateau et je commence à pomper d’autorité ce que je pense être un petit silure.

Quelle surprise de voir arriver au bateau un magnifique sandre que je saisis rapidement par la queue faute d’épuisette. Pas de doute, c’est un nouveau record pour moi. Je saute de joie ravi d’avoir partagé ce moment avec mon pote. Après quelques photos, ce magnifique poisson repart tranquillement rejoindre ses congénères. J’espère avoir la chance de recroiser un jour sa route.

En insistant le restant de la sortie avec de gros shad en linéaire nous parvenons à décider deux nouveaux poissons : un joli sandre pour Yannick et un petit silure pour moi.

Un bilan inattendu mais bien sympathique !

Fabien